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02 octobre 2016

Historique 2016 - 2017

 23 novembre 2016 : Assemblée Générale du CEP

 

Nous avons discuté à partir du rapport, tel qu'il était présenté dans les courriers.

Il n'y avait rien de bien extraordinaire, nous faisons dans la continuité.

 D'abord celle des lectures en cours, sur le même mode qu'actuellement et nous ferons 

éventuellement des présentations du CEP à partir de projection de film, comme l'an passé.

Il faudra reprendre les débats sur le choix des futures lectures.

Ceux qui souhaitent y participer pourront se retrouver à partir de l'hiver 2017.

 

D'autre part,  Jean -françois avait déjà proposé de réaliser un document informatif,

il va faire vivre cette idée avec ceux qui pourront y participer et qu'il contactera.

 Les besoins financiers restent modestes et ne posent pas problème,

néanmoins, nous aurons à payer l'assurance et l'hébergement de noms de domaine Internet,

l'impression des documents d'information et il sera toujours bon d'avoir un peu de fond de

trésorerie.

 Chacun est donc invité à payer son écot (20 €)  à notre nouvelle trésorière : Florence

 adresse postale : CEP, Florence Moreau, Le Vignal, 12640 La Cresse

 

Après quoi, nous avons mangé et bu (un peu), regardé deux films sur les  habitants de "toujours"

de la Papouasie, films qui ont intéressé l'assemblée, tant par leur contenus 

propres, surprenants, leur comparaison, que par leur rapport aux lectures ethnologiques que nous avons pu faire.

 

12 octobre

Hélène : les chapitres 3 et 4 de La renaissance des communs "de David Bollier"

Les enclosures sont l'appropriation et la marchandisation de de la richesse auparavant partagée.

C'est une forme particulière de brigandage qui participe à la naissance de l'Etat libéral dont les conséquences peuvent nous mener à un immense désastre.

Les enclosures des espaces et infrastructures participent de la même logique de privatisation des profits et socialisation des risques.

Yves : Pierre Clastres, "Archéologie de la violence" :  bien que la guerre et la violence soient un phénomène récurrent dans les sociétés sauvages, elles ne sont pas l'objet d'une étude paticulière mais reléguées comme dérivées d'autres phénomènes de statut supérieur. Avec sa méthode habituelle de réfutation des différentes théories par leur confrontation aux observations,  P. Clastres interroge le phénomène lui-même. Petit livre dense, écrit par Clastres peu de temps avant sa disparition (1977). (résumé joint)

En complément, on pourra tirer le plus grand profit le texte de Gunther Anders, "La haine" qui peut être lu comme une continuation moderne de la réflexion de Clastres.

 

5 octobre

Pierre nous a brillament résumé les chapitres 1 et 2 de "La renaissance des communs". La discussion a été riche et prolongée.

CH 1 Qu'est-ce que les communs ?

David Bollier répond : Un commun c'est une ressource + une communauté + un ensemble de règles sociales. Un commun n'ets pas une chose, mais un fait social. Les communs ne sont pas donnés, " on fait commun" (ou pas).

CH 2 La tragédie des communs est la fable construite par des libéraux économiques (Hardin) pour justifier l'appropriation individuelle des ressources.

Cette fable est une entourloupe. Ses auteurs confondent un commun avec ce qui fait qu'un commun est dissous, détruit, son attaque et son démantélement par un individualiste.  Ce qui est présenté dans l'enseignement de l'économie comme la tragédie des communs est donc en réalité la tragédie de la destruction du social par les individualistes.

Et la vraie tragédie est que cette fable est souvent utilisée dans l'enseignement de l'économie.

Cette pensée est néanmoins combattue par de nombreux travaux universitaires et autres pour promouvoir une autre façon de concevoir le monde. C'est une véritable utopie démocratique sans schéma préconstruit. D. Bollier n'élude pas les difficultés et la volonté sans faille des "forces d'enclosures" de défendre et étendre la propriété privée.

Ce sera l'objet des prochains chapitres

 

21 septembre

Florence :  "La renaissance des communs" de David Bollier

L'auteur présente avec bonheur les communs, leur importance et leurs forces dans les combats politiques présents et à venir.

Les communs font société.

Les communs ne sont pas des choses, des objets, encore moins des propriétés mais une forme d'organisation sociale qui s'oppose à la marchandisation, permet une vie plus juste , plus équilibrée. Dans nos pays industrialisés, cela peut apparaître comme une utopie étrange, énigmatique, mais leur réalité existe pourtant bien:

Quelques exemples de communs : les pâturages médiévaux, les jardins publics, Wikipedia, les terres du domaine public, les fréquences radio, le génome humain, l'économie du don, la langage, les pêcheries, l'eau, l'air, les connaissances, la science.

A partir des perspectives et des mouvements qui inventent et réalisent des utopies pour notre avenir, D. Bollier procède à une critique de la société libérale et de la façon dont les Etats baissent les bras devant la force des monopoles et des industries.

La société capitaliste est incapable de gérer les problèmes qu'elle engendre ; les communs sont une possibilité de gestion saine et durable des ressources dans une optique sociale et citoyenne. Les communs affirment qu'un autre monde est possible ; ils ne sont pas pour autant un message électoraliste, une idéologie, une doctrine politique mais une philosophie politique.

On verra que D. Bollier a une conception de l'homme plus complexe et conforme à la réalité que sa réduction à sa dimension économique. Avec l’exemple de l'expérience Internet, L'auteur propose d'envisager une relation innovante entre les Etats et les communautés concernées par les communs où la garantie publique remplacerait la propriété publique.

Dans ce livre, nous verrons une partie de l'histoire occultée des communs, la calomnie connue sous le nom de « La tragédie des communs » et comment une génération de chercheurs a initié leur redécouverte. On verra comment les communs nous forcent à remettre en cause les mythes dominants sur la propriété, les marchés, la valeur ainsi qu'interroger les promoteurs traditionnels du changement et des réformes, à l'imagination épuisée.

Jetons un coup d’œil sur les communs !

 

Olivier : L'utopie du logiciel libre de Sébastien Broca